Los Roques et Los Aves

Los Roques

Résumé de la traversée de Grenade aux îles vénézuéliennes de Los Roques : J’ai parcouru les 290 milles en 2 jours et 2 nuits, poussé par un alizé régulier de 15 noeuds et une houle modérée de NE. La deuxième nuit, j’ai navigué sous toile réduite afin de faire une approche de jour de l’archipel.

Pêche : 2 barracudas dont un remis à l’eau, un thazar et un thon rouge.

Un beau leurre, fait maison, arraché par ????

Peu de traffic maritime sur cette route. Pas de pirates, ouf !.

Arrivée à Gran Roque, île principale avec son village et son petit aéroport. On est le lundi 10 avril et il est 9h. L’île est très aride. Sans être volcanique, elle ressemble à La Graciosa, petite île des Canaries.

Prudence avec les cartes électroniques. Les CM 93 sur Open-CPN sont décalées. Les cartes Transas sur tablette semblent plus performantes.

Accomplissement des formalités, 4 bureaux à visiter dans l’ordre : Les Gardes-côtes, la Guardia civile, la Douane et l’Immigration et enfin le bureau du parc. On commence à l’ouest du village pour terminer à l’est, près de l’aéroport. On s’arrête sur la place du village, plus exactement à la pharmacie pour faire du change. Pour 100$, mon équipage s’est retrouvé avec 350000 bolívars en coupures de 50, 100 et quelques billets de 500. Le sac à dos s’est métamorphosé en porte-monnaie ! Les douanes l’ont allégé de 9000 bolívars ( 3€ ) et le parc de 175000.

Il reste 160000 bolos. Comment les utiliser ? Une bière et une eau gazeuse au bar pour 6500 bolos ( 2€ ). On est pas sorti de l’auberge ! Hein ! mon pauvre..riche.. Gérard !

Le village aux rues de sable :

Des nids de poule ou plutôt des nids de chien !

Merci au gouvernement vénézuélien pour la wifi gratuite sur la place. Pourtant d’après les informations et les manifestations actuelles à Caracas, le peuple vénézuélien semble assez mécontent du président Nicolas Maduro.

Maintenant me voilà paré du fameux passe pour avoir accès à tous les mouillages de Los Roques durant deux semaines. J’ai hâte d’y traîner ma coque. L’archipel de Los Roques rappelle le plateau des Minquiers à marée basse.

Je débute par Cayo Pirata, facile d’accès :

Photo prise du haut de mon mât pour mieux capter les nuances de bleu.

Ilot Noronsqui, où un tombant de 6m permet d’effectuer une jolie plongée. Malheureusement, les photos sont décevantes. L’eau n’était pas suffisamment limpide.

Avant de poursuivre ma villégiature dans les îles plus ouest, je repasse par Gran Roque afin de récupérer le « zarpe »( autorisation de sortie ) et de dépenser les derniers bolívars. Je  n’aurai pas à revenir contre l’alizé pour repartir ensuite vers l’ouest.

Au revoir mes amis les pélicans. Je pense que je garderai longtemps un souvenir de vous sur ma peinture de pont !

Direction Cayo Carenero :

Ce n’est pas compliqué de naviguer dans un lagon. Il est préférable de s’y faufiler au zénith, quand le soleil est haut. Là vous visualisez les différents bleus. Bleu foncé, profondeur supérieure à 10m, tout est clair. Bleu turquoise, fond de sable à moins de 10m, prudence, ralentir. Zones marron entourées de bleu clair, attention ! caye à fleur d’eau, à éviter si vous ne voulez pas vous retrouver au sec. Même un skipper daltonien comme le mien ne s’y trompe pas !

Los Aves

Ce sont deux groupes d’îles, situés à mi-chemin entre Los Roques et Bonaire. Elles sont inhabitées mais les gardes-côtes y sont toujours présents. Mieux vaut être en règle pour s’y arrêter. Comme leur nom l’indique, elles sont le paradis des oiseaux.

En quittant Los Roques, deux gros maquereaux se prennent dans les lignes, puis un troisième dont il faudra se contenter de la tête ! Ils sont aussitôt débités en filets et mis à mariner. Leur chair est moins grasse que celle de nos maquereaux de l’atlantique nord. Dans une eau à 30°C, pas besoin de s’envelopper d’une couche graisseuse.

Mon équipage a choisi l’île de Barlovento comme abri pour la nuit.

Promenade à l’extrémité de l’île

puis dans la mangrove où les petits oisillons attendent le retour de leurs parents et où les moustiques vous assaillent ! Aïe, aïe !

Au coucher du soleil, des oiseaux par milliers arrivent des 4 points cardinaux. Quelle nuit va-t-on passer !

Eh bien non, la nuit a été très calme. Il suffit, parfois d’un seul voisin indélicat pour vous gâcher votre repos, comme la nuit dernière où mon voisin de mouillage a fait tourner son moteur toute la nuit pour, sans doute, alimenter sa climatisation.

Conclusion :

La beauté de ces archipels mérite que l’on s’y attarde. Il n’est nul besoin de mettre les pieds sur le continent pour accomplir les formalités. Mon séjour est tombé durant la semaine sainte et le week-end de Pâques. Beaucoup de familles ( aisées ) ont profité des vacances scolaires de leurs enfants pour y passer la semaine en « posadas » ( gites ), en location de grosses vedettes de pêche ou en voilier comme moi. En dehors de ces semaines d’affluence et avec une météo comme j’ai eu, ces îles doivent se révéler paradisiaques.