De la Martinique à Barbuda

Nous voilà en janvier. Avant l’arrivée de mes premiers invités, Gérard doit s’occuper du dessalinisateur et du nouveau vérin hydraulique, les deux sont défectueux. Pour raccourcir la distance avec les ateliers concernés, je suis ancré dans une crique proche de la marina du Marin. Le fond vaseux y est de bonne tenue et je suis bien abrité des alizés.
Le dessalinisateur, acquis juste avant mon départ de Granville, n’a fonctionné que de décembre à avril. Gérard a ensuite respecté la procédure pour son arrêt prolongé. Lors de la remise en marche, l’eau était imbuvable. L’analyse chimique a confirmé l’excès de sel et le changement de membrane (sous garantie) a été effectué. La nouvelle eau obtenue est si délicieuse que depuis ce jour, plus une seule bouteille n’a été achetée. Je ne vais pas aller jusqu’à dire que mon Capitaine la préfère à la bière !
En ce qui concerne le nouveau vérin, ramené de métropole, je ne ferai pas de pub pour Vétus. Il est venu remplacer l’ancien, installé lors de ma construction.

Après l’aller-retour Martinique-Guadeloupe ( 250 milles parcourus), la découverte d’une fuite d’huile hydraulique sous le vérin a inquiété mon skipper. En l’examinant en détail, il a constaté la présence d’un défaut au niveau du revêtement chromé du piston.

Le service après-vente de Vétus a refusé de prendre en charge la réparation. Pour éviter un nouvel achat Gérard a procédé à un ponçage très méticuleux du piston et, pour le protéger de l’eau de mer, il a déplacé le vérin dans son ensemble. Installé, au départ, sous la marche de la jupe, entre les deux secteurs de barre, il a maintenant une place de choix à l’intérieur du coffre tribord.

Le 20 janvier, je suis prêt à recevoir mes nouveaux passagers. Au programme, avec Ségolène et Yves : St Pierre puis l’île de la Dominique et retour sur Fort de France, le tout en 5 jours !
Du 2 au 20 février, avec Marianne et Michel : à nouveau la Dominique, puis Basse-Terre en Guadeloupe avant de mettre le cap sur Antigua et sa petite soeur Barbuda. Retour sur Saint François en Guadeloupe en passant au vent d’Antigua et de Grande- Terre avec une navigation de nuit.

Saint Pierre en Martinique :
Le Mont Pelé domine la rade de St Pierre.


La ville a été détruite le 8 mai 1902, lors de l’éruption du volcan. Il n’y a eu que deux survivants, dont un prisonnier.

Ruines sur le quai

 

Escalier de l’ancien théâtre

Cachot du survivant

Dominique :

Ségolène et Yves

Marianne et Nicole

L’île verte avec ses monts, ses cascades, sa forêt tropicale, ses sentiers, ses cultures….dont certaines illicites !

Michel et Gérard

C’est bien fait !

On y rencontre les derniers indiens caraïbes. Ils vivent de la vente d’objets artisanaux.


Antigua :

Elle abrite des marinas où se côtoient de superbes yachts.


Sa côte ouest est très découpée.

La trace du SMY et sa localisation

Passée la barrière corallienne et ses nombreuses « cayes », on peut profiter de l’eau limpide de ses lagons.

Une « caye » à fleur d’eau

Leur fond est jonché de magnifiques lambis. Leur cueillette est normalement interdite aux étrangers….Chut ! Vous n’avez rien vu !


Barbuda :

 

Sans trucage

L’île bleue turquoise avec ses plages infinies mais difficiles d’accès les jours de houle forte. On s’y baigne en compagnie des tortues.

Des retraités heureux