Antilles du Sud

Vendredi 17 mars : En approchant de Sainte-Lucie, je croise pour la première fois une baleine. Seul, mon skipper voit son dos et entend son souffle. Elle s’éloigne rapidement.
Arrivée en début d’après-midi à Rodney Bay. Les formalités d’entrée sont rapidement faites, avant la fermeture des bureaux ( 30 EC cad 10€ )

Samedi 18/03 : La clearance permet d’obtenir du carburant détaxé ( 0,70 € le litre ). La matinée est donc consacrée au ravitaillement en gasoil.

Dimanche 19/03 : Réveil à 5h, pour un départ à 6h. Quelques grains se succèdent. Je longe au moteur la côte ouest de Sainte-Lucie jusqu’aux deux pitons. Le reste de l’étape se fait à la voile. Je traîne 5 lignes de pêche mais rien ne mord.

Les deux pitons, emblème de Sainte-Lucie :


En arrivant sur Saint-Vincent, cette fois-ci, je suis accueilli par un banc de dauphins. J’approche de Cumberland, un boy-boat vient à ma rencontre. Il aidera à amarrer mon arrière à terre. Au total, nous sommes 7 voiliers alignés le long de la plage de sable noir. Le soleil couchant illumine la crique puis disparaît. Des locaux approchent avec leur petite barque, ils proposent quelques fruits. L’un d’eux demande si nous avons une ancre à lui donner. Dans l’ensemble, ils ne sont pas trop insistants.

Lundi 20/03 : Avant de songer à lever l’ancre, il faut nettoyer les fonds. Le tuyau qui fait office de niveau au réservoir de gasoil, s’y est déversé à la gite, hier. La quantité est minime mais il ne faut pas laisser stagner de liquide dans une coque en acier et Gérard tient à garder ma cale impeccable.
Mon mousse part récupérer l’amarre à terre à la nage et je quitte ce havre pour une courte étape de 20 milles.


Déjà l’île de Bequia ( on prononce Béquoué ) se profile et 4h plus tard, je pose mon ancre à proximité d’une plage, sur un fond de sable. Je suis arrivé à Port-Elisabeth où il est possible d’effectuer la clearance d’entrée pour Saint-Vincent et les Grenadines ( 70 EC cad 23€ )

La rue principale de Port-Elisabeth :

La promenade qui contourne le sud de la baie :

Ses bars :

Un obstacle contourné !

Le « Sea Cloud », un beau voilier :

Celui-ci n’a pas eu de chance :

Des maisons qui se cachent derrière la végétation :

Jeudi 23/03 : Après deux journées consacrées à l’entretien, aux achats de produits frais et à la baignade, je profite d’un renforcement du vent pour couvrir la distance qui me sépare de la prochaine escale. Je file sous les rafales à 28 noeuds. Je laisse l’île de Canouan à bâbord pour atteindre Mayreau. Soudain, la ligne tribord se tend ! Gérard se précipite et remonte un thon. Voilà au moins quatre repas d’assurés.


Avant de rejoindre le mouillage de Saline Bay, je dois passer devant l’étrave du paquebot à voiles : le Wind Star. Je me sens bien petit. Le long de la plage, des transats bleus et leurs parasols assortis sont alignés pour recevoir les passagers.


En fin de journée, tout ce petit monde est rapatrié par navette à bord du mastodonte et les accessoires rangés. Il ne reste plus que les voiliers de passage comme moi. La soirée est tranquille car le village est situé sur les hauteurs de l’île.

Vendredi 24/03 : Encore un saut de puce, les îles Grenadines ne sont séparées que de quelques milles. Je laisse les Tobago Cays que je connais pour y avoir séjourné l’année dernière. L’endroit est, sans doute, très beau mais trop fréquenté en haute saison. Le nombre de mâts, que je distingue à l’horizon, est dissuasif. Cap sur l’île de Union et plus précisément sur le mouillage de Clifton. Il se situe sur la côte au vent mais il est protégé par une barrière corallienne que je dois contourner avant de pouvoir remonter entre les hauts-fonds qui délimitent la zone d’ancrage.

Je slalome entre les bateaux et finis par trouver une place de choix derrière la barrière qui me sépare de l’océan et où je vois la houle se fracasser à 100m devant moi. J’avoue que je n’aurais pas osé y faire une entrée de nuit.

La barrière corallienne et « l’îlot Green » :

Un kite-surfer :

Sur ce plateau de corail se trouve le « Clifton Bar ». L’îlot sur lequel il a été construit est artificiel, il est constitué d’un amas de coquilles de lambis. On peut voir les différentes étapes de la construction en photos à l’intérieur de celui-ci. Vous pensez bien que mon équipage n’a pas manqué d’y faire honneur.

Week-end du 25-26/03 : Clifton est un village accueillant. L’annexe a droit à un bassin aménagé. Il faut passer sous un petit pont pour y accéder. Attention à bien baisser la tête !


Au tour de la place principale, s’alignent des cabanes de bois colorées avec leurs étalages de fruits et légumes, de souvenirs.

La rue principale est à la même image :

Si on continue de la suivre à la sortie du village, elle mène sur les hauteurs de Clifton. L’hôpital surplombe la baie. Nicole prend une photo de notre Capitaine devant l’entrée de la morgue. Face à ce panorama, il serait peut-être prêt à reprendre du service !


Une connexion à « wifi cruiser »avec un abonnement sur 24h permet à ma secrétaire de mettre à jour le blog directement à bord.
Pendant ce temps là, Gérard change le réa du davier, usé par le frottement de la chaîne. C’est le dernier, il faudra songer à en faire tourner de nouveaux, étant amené à multiplier les mouillages.


De retour d’une grimpette vers un ancien fort, notre artiste a rapporté des petites plantes.  Voici l’île Tongue, non répertoriée sur les cartes marines :

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