Antilles du Sud (suite)

Lundi 27 mars : Union est la dernière île des Grenadines de Saint-Vincent où peuvent être accomplies les formalités de sortie. C’est chose faite après le passage aux douanes puis au bureau de l’immigration situé dans le petit aéroport de l’île. Je repars pour la découverte de nouvelles îles.


Punaise et Morpion sont deux îlots de sable, protégés par un banc de corail. La curiosité de mon mousse m’oblige à prendre la passe entre les deux pour lui permettre d’apercevoir Morpion avec son parasol planté au milieu d’une butte de sable blanc. Je pourrais m’y arrêter mais deux gros catamarrans de touristes ont déjà investi les lieux.


Petit Saint-Vincent (PSV) est la dernière île des Grenadines de Saint-Vincent, elle est privée. Un complexe hôtelier y est installé. Je trouve un endroit, face à une belle plage tranquille et éloignée de l’hôtel, pour la pause-déjeuner.

Petite Martinique est à moins de 2 milles de PSV mais elle fait partie de Grenade. J’arbore donc un nouveau pavillon de courtoisie. Ce n’est pas un port d’entrée, les formalités seront faites à la prochaine escale. Elle n’est pas touristique et peu de plaisanciers s’y arrêtent. La seule route ne permet même pas d’en faire le tour. Par contre vous y êtes très bien accueillis. Chaque personne croisée vous salue d’un « hello ».
Le plus étonnant est le nombre de petits cimetières disséminés le long de la route. A croire que chaque famille a le sien.


Mouillage de la Petite Martinique avec, en arrière-plan, Petit Saint-Vincent :

Mardi 28/03 : Alors que l’étape d’hier s’est faite face à l’alizé et donc au moteur, aujourd’hui je me fais pousser sous génois seul. Un vrai délice ! J’ai le choix de passer au vent ou sous le vent de l’île de Carriacou pour me rendre dans une baie au sud. La distance est quasiment identique. Je choisis la deuxième option.
Sandy Island, bien jolie avec ses cocotiers et sa longue plage de sable blanc. Elle se situe face à la ville de Hillsborough et fait partie d’un parc naturel. Le mouillage y est réglementé et payant.

La matinée touche à sa fin quand j’atteins Tyrell Bay. La baie est très fréquentée mais elle est vaste. Attention, tout de même au haut-fond dans sa partie sud et à une épave immergée au centre, matérialisée par des bouées. Si vous l’abordez de nuit, il est préférable d’ancrer provisoirement à l’entrée.

On trouve à Tyrell Bay, une zone de carénage avec un travel lift de 50 tonnes. Les tarifs pratiqués sont les moins élevés des Antilles. La douane et l’immigration ont leur bureau dans le secteur. Pour l’état de Grenade, la clearance d’entrée s’élève à 58 $EC (20€)

Un ponton avec carburant et eau permet de faire les pleins facilement.

Un navigateur français est arrivé là, un jour, avec son catamaran. Il a installé un atelier de soudure sur son voilier et travaille ainsi sur l’eau.

Vous pensez bien que Gérard y a passé quelques heures. Il en a profité pour faire consolider deux anneaux de l’annexe, fragilisés par les manoeuvres répétitives.

Exploration de la lagune en annexe.

Elle est séparée de la baie par une butte de débris de coraux morts

Quelques épaves :

ce ne sont pas de grosses fleurs blanches…..

mais des oiseaux !

Jeudi 30/03 : Découverte de Carriacou en vélo, avec l’obligation de rouler à gauche. Halte à Paradise Beach qui porte bien son nom :

Les moutons et les chèvres entretiennent les bordures

Hillsborough est la seule ville de l’île. Son port se résume à un embarcadère pour les passagers et pour les marchandises. Petits commerces avec quelques produits alimentaires de base.

Après la ville, la route s’oriente vers le centre de l’île. La pente est raide pour arriver en haut de la crête mais les efforts sont récompensés par la beauté du panorama. La côte Est est bordée par un grand lagon.

Au nord on peut apercevoir la Petite Martinique et à côté Petit Saint-Vincent.

Au sud, l’Ile Ronde, le rocher du Diamant (un autre) et derrière, Grenade.

Ruines d’un ancien moulin à vent. Autrefois on y cultivait la canne à sucre.

Restent encore la culture du manioc et la fabrication artisanale de la farine de manioc. Avant d’être mise en sachet, elle est asséchée au-dessus d’un feu de bois. Elle doit être remuée constamment durant les 4 heures de cuisson. Gérard est toujours prêt à offrir son aide !

Un chemin traversant la forêt sèche a permis de raccourcir le voyage du retour. Après un bain bien mérité à Paradise Beach, mon équipage a rejoint la baie où je les attendais sagement.

Vendredi 31/03 : Journée calme pour se reposer des efforts de la veille. Les derniers bulletins météo n’encouragent pas à rejoindre les îles vénézuéliennes les jours à venir.

Au programme, entretien d’usage, complément d’eau douce, tournée de linge donnée à la « landry » du chantier.
Demain dernière étape antillaise, cap sur Grenade.