Quoi de plus ?

Cet article est destiné à ceux qui veulent en savoir un peu plus sur mes particularités.

Mes dérives :

Selon les plans de Mr Caroff, je devais être un dériveur intégral avec une dérive centrale. Gérard préféra faire de moi un dériveur lesté. Il me souda un saumon où il rangea, plus tard,  les quatre tonnes de lingots de plomb constituant mon lest.

Pour parfaire cet écart, il entreprit de me doter de deux puits latéraux dans lesquels vinrent glisser deux dérives en CP résinées sous vide. Merci, Arnaud, pour ton aide.

Ces dérives ont l’avantage de me servir de béquilles pour échouer à marée basse.

 

 

Mes ailerons : 

Pour stabiliser mon arrière, quand je suis travers à la houle, mon ingénieux Capitaine a fabriqué deux ailerons qui ont été soudés à l’avant de mes safrans suspendus. Ils ont un rôle de protection, en écartant d’éventuels objets flottants. Ils soulagent nettement Philibert, mon pilote automatique, en évitant les embardées.

Ma garde-robe :

Mes voiles sont prévues pour la navigation hauturière. Leur toile épaisse est en hypalon 480 grammes. Mes deux voiles d’avant sont sur enrouleur. Derrière le génois, le solent prévu au départ, était trop puissant pour une voile de brise. Gérard l’a fait transformer en trinquette et a rajouté des bastaques. J’ai gagné en stabilité.

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Avec le Solent

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Avec la Trinquette

Mon propulseur d’étrave :

Je pèse environ 10 tonnes et me déhaler n’est pas une petite affaire. Les manoeuvres de port sont facilitées grâce à mon propulseur d’étrave. Gérard n’y tenait pas ( il est un » pur voileux » ). Mais Nicole a eu gain de cause. Il s’est avéré, par la suite, qu’elle avait raison.

Ma delphinière :

Son rôle consiste à éloigner la chaîne de mouillage pour éviter le ragage de l’ancre. Elle sert aussi de point d’attache au spi. asymétrique.

 

 

Ma timonerie :

C’est un confort pour la navigation sous nos latitudes. Elle protège tous les apparaux de navigation, étant fermée par une porte. Elle est particulièrement appréciée durant les quarts de nuit.

Mes guindeaux :

Celui, situé à l’avant, est électrique. Il relève une ancre CQR de 32 kgs et sa chaîne. Cette chaîne, actuellement de 40 m sera remplacée par une chaîne de 70 m. Mon ancre arrière, type marelle possède son propre guindeau manuel.

Mes panneaux solaires et mon éolienne :

Grâce à eux je suis autonome en énergie. Mes quatre panneaux de 80 watts chacun sont posés sur une armature en aluminium au dessus du cockpit. Ils remplacent un Bimini rigide et protègent mes occupants de la pluie et du soleil même en navigation. Mon éolienne débite jusqu’à 38 Ampères, mais, malheureusement, elle est bruyante. Pour la tranquilité des voisins, elle est arrêtée dans les mouillages encombrés.

Mon moteur :

De marque Yanmar, c’est un quatre cylindres, en ligne, atmosphérique (sans turbo, sans électronique !……), avec un inverseur mécanique. Il est situé sous le cockpit. Il est accessible par deux ouvertures ( porte dans une des cabines arrière et descente qui s’articule), ce qui rend la maintenance plus aisée.

Mon chauffage :

Il est assuré par un poêle Refleks alimenté par un réservoir en charge, lui-même alimenté par le retour moteur. Ce poêle est placé sur un socle, au milieu du carré. Une plaque chauffante permet la cuisson de bons petits plats en hiver.